Mode d’emploi

Près de la moitié des dirigeants d’entreprise interrogés dans le cadre d’une étude réalisée par le spécialiste du management de transition EIM s’estiment capables d’obtenir des résultats dans un délai de 100 jours.
La transformation d’ entreprise apparaît comme un enjeu central pour les décideurs tels que les PDG, DAF ou DRH.

 

 

Selon une étude commandée par EIM et réalisée par Epsy auprès de 400 d’ entre eux , 92 %% se disent touchés au premier chef par cette problématique, qu’elle soit anticipée (58 %) ou subie (34 %). Une évolution qui, à les en croire, est avant tout imposé par des facteurs extérieurs : le plus souvent induit par la pression des clients ou des marchés (80 % des cas) , il est également perçu comme une conséquence logique des mutations technologiques (41 des situations) , qui accélèrent le rythme des transformations.

L’objectif des décideurs est de récolter les premiers fruits de la transition dans un délai réduit : près de la moitié d’entre eux (48 %) s’estiment ainsi capables d’obtenir des résultats dans un délai de 100 jours. Si une transformation d’envergure ne peut évidemment pas être totalement menée à bien en seulement trois mois, ce cap revêt toujours une valeur particulière selon Frédéric Marquette, associé EIM « Quel que soit le secteur , il demeure important pour un dirigeant de mettre l’entreprise sous tension positive et d’imprimer sa marque rapidement. Les 100 premiers jours sont donc une étape calendaire symbolique pour imprimer cette marque ». Mais ce timing peut varier selon les directions : plus d’ un directeur informatique sur quatre (26 %) déclare par exemple pouvoir faire ses preuves en matière de transformation dans un délai encore plus court.

Toutes les entreprises ne réagissent pas de la même manière à la problématique de la transformation . Si les décideurs des grands groupes ont tendance à considérer que tous les départements sont concernés , les PME ciblent davantage certains postes . Mais quelle que soit la taille de l’organisation , les commerciaux, en contact direct avec les clients arrivent en première ligne des services concernés pour plus de 70 % des sondés, loin devant la R&D et l’informatique (36 % et 33 %).

Deux manières d’aborder la transformation

81% des décideurs interrogés considèrent que les compétences présentes en interne ne permettent pas de faire face à tous les types de transformation . « Ce constat donne un rôle central au DRH dans tout projet de conduite du changement, car il est celui qui va permettre l’adéquation des compétences avec les défis à relever », analyse Gilles Debry, associé EIM.

Rapport coût du travail/ bénéfice trop élevé pour les uns (58 %), rythme du changement trop rapide pour les autres (27 %), une majorité de décideurs (56 %) voient plutôt d’ un bon oeil le recours ponctuel à des spécialistes externes, plutôt que de disposer directement de toutes les compétences en interne. La solution semble particulièrement populaire auprès des directeurs financiers (99 %) et des PDG (88%).

Des scores qui ne manqueront pas de servir la cause de EIM commanditaire de l’enquête, spécialiste du management de transition.
La solution n’est aujourd’hui pas la plus appliquée par les entreprises pour accompagner un plan de transformation. Elle n’apparaît ainsi qu’en seconde position (27 % des cas), juste devant l’ intégration pérenne de nouveaux éléments (24 %).

Plébiscitée par un peu moins d’ un dirigeant sur deux (48 %), c’est la formation des équipes déjà présentes en interne qui est privilégiée. Utilisée par plus d’ un décideur sur deux dans l’ industrie (56 %), cette solution est jugée plus rentable dans les secteurs où les investissements se font à long terme.

Mais aussi …
99 % des DSI interrogés considèrent que la fonction commerciale est impactée par la transformation. 70% des décideurs font du digital un enjeu majeur de leur transformation d’ entreprise. Dans le cadre du management de transition, une mission sur cinq se solde par le recrutement du manager.