Le 22 mai 2018 EIM était dans le numéro 6030 – Economie de Aujourd’hui en France et dans le numéro 22927 du Parisien Eco.

Des milliers de postes à pourvoir, de nouveaux métiers, la transition numérique donne du travail.
Par Coralie Baumard

Dans le domaine des technologies de l’information et des communications, 80 000 emplois pourraient ne pas être pourvus d’ici à 2020, selon le Medef. Une perche tendue aux nouvelles vocations. Manque de profils, manque de formation, dans les secteurs en pointe, certains métiers voient leur cote monter. Le baromètre 2018 des métiers du digital réalisé par Opinion Way et Inseec Digital fait le point sur l’état du marché. En tête des plus belles hausses de salaire, les SEO manageurs, les data scientists et les social média manageurs… Pour les postes les plus recherchés, derrière le traffic manageur, on retrouve à nouveau le data scientist (ou ingénieur big data).

AUTOUR DE LA DATA
La donnée, la fameuse data, constitue désormais un enjeu stratégique pour toutes les entreprises. « Le marché est encore plus tendu en province qu’en région parisienne, car les candidats possédant ces compétences sont plus rares. Mais même en Ile-de-France la demande est forte. Il y a en France un véritable enjeu de formation », souligne Olivier Pacaud, consultant informatique et technologie chez Hays. Cette explosion des données crée également des opportunités dans le domaine du stockage et dans celui de la cybersécurité. Responsable de la sécurité des systèmes d’information, ingénieur spécialisé en infrastructure dans le stockage et la sauvegarde sont des métiers porteurs. La réglementation incite au développement également de nouvelles compétences. Le 25 mai entre en vigueur le règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD).

25 mai, entrée en vigueur du Règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD)
Il oblige certaines entreprises à nommer un délégué à la protection des données personnelles (DPO). « Les DPO peuvent être issus du monde juridique, de l’informatique ou de la conformité mais ce sont avant tout des profils expérimentés, qui ont déjà fait de la gestion de projets transversaux », explique Guillemette Payen, associée d’EIM, un cabinet spécialisé dans le management de transition. Si les profils sont ici surtout des bac +5, dans d’autres domaines, les opportunités se développent grâce aux nouvelles technologies et ne nécessitent pas un tel niveau de diplôme. « Dans le secteur de la logistique, le métier de pilote de drone a de l’avenir, l’entreprise FM Logistic notamment a inauguré cela dans ses entrepôts », souligne Olivier Pacaud.

UN ENJEU POUR LA PARITÉ
Le secteur reste néanmoins très masculin, dénonce Delphine Remy-Boutang, cofondatrice de la Journée de la femme digitale et fondatrice de la Fondation Margaret. « Les chiffres stagnent avec 28 % de femmes dans le numérique et 11 % de femmes à la tête de start-up tech en France. Dans l’intelligence artificielle, qui constitue une véritable révolution, seuls 13,5 % des emplois sont occupés par des femmes. » Alors, pour motiver les vocations, la Fondation Margaret propose des bourses aux jeunes filles qui souhaitent poursuivre des études menant à des carrières dans le secteur de l’innovation.

 

 

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