“Face #1” by SmartBlackhole is licensed under CC BY-NC-SA 2.0

 

Nous sommes en décembre 2019. Vous êtes président(e) du board d’une société leader sur son marché, à la tête de plusieurs milliers de salariés dans le monde.

Votre secteur est malgré tout soumis à une transformation numérique profonde qui va bouleverser l’ordre concurrentiel actuel. Une situation tout autant prometteuse que menaçante pour votre entreprise.
Votre board vous demande de trouver le « patron » pour gérer cette phase critique et repenser votre business model.

Votre mission : trouver l’homme ou la femme de la situation.

Le profil idéal du candidat se résume ainsi :

  • Un esprit visionnaire, capable d’innovations numériques en mesure de transformer votre business, tout en étant en phase avec les jeunes générations ;
  • Un profil ayant démontré son goût de bâtir sur l’existant pour préserver l’ADN et la culture de l’entreprise ;
  • Un leader charismatique, un communicant hors pair qui saura créer l’enthousiasme des équipes et assurer leur engagement total à ses côtés pour surmonter les obstacles à venir.

Le dénommé Mark Zuckerberg vient d’être débarqué par son conseil d’administration. Une affaire de plus aura eu raison du jeune prodige.

Alors… À supposer qu’il puisse être intéressé par le job, pourquoi pas Zuck ? Un homme de sa trempe pour votre entreprise, c’est tentant bien sûr…

Votre DRH a rassemblé les éléments clés du profil de Zuck dans le Rapport Confidentiel suivant. Que décidez-vous ?

 

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Rapport Confidentiel : Candidat Mark Zuckerberg, 35 ans

Un visionnaire de classe mondiale

Visionnaire, Mark Zuckerberg a su développer et imposer un concept innovant, à vocation mondiale, ancré dans les nouveaux usages numériques et en phase avec la jeune génération.
Alors que son associé cherche à monétiser Facebook par le biais de publicités, Mark comprend que seule l’influence compte. Il s’applique donc à capter des abonnés pour faire croître leur nombre, plutôt que de vendre à tout prix de l’espace publicitaire. L’avenir lui donnera raison. 
Sa vision du business va beaucoup plus loin. Quand il dépasse le million d’abonnés, il refuse une offre d’un milliard de dollars de Yahoo. L’avenir lui donnera, là encore, raison. Lui seul savait où était la valeur de son modèle.
Son ambition dépasse le simple cadre de l’entreprise, elle permet “d’accomplir une mission sociale, pour rendre le monde plus ouvert et plus connecté”.
Déterminer le sens de l’entreprise, porter une vision forte, différenciante et faire accepter ses choix… Le candidat a démontré qu’en la matière, il a de sérieux atouts.

Un esprit libre

C’est ensuite ce qui frappe… Il a du flair, il « sent » ce qui peut fonctionner. Et, ce, même si cela semble fantaisiste ou, pire, illégal. Les « limites » ne font pas partie de son vocabulaire. Il agit comme un « hacker ».
C’est d’ailleurs le cas de son premier succès : Facemash. L’application permet aux étudiants de Harvard de comparer des jeunes femmes, et de noter la plus séduisante. Ceci, bien entendu, sans se préoccuper une seule seconde des droits d’auteur, du droit à l’image ou encore sans solliciter une quelconque autorisation. Une invention explosive, dans tous les sens du terme, puisqu’elle fera sauter le serveur de l’université, lui vaudra d’être convoqué par le conseil d’administration de Harvard et l’obligera finalement à supprimer l’application. Mais rien n’arrête Zuckerberg. Deux ans plus tard, le Phénix renaît de ses cendres : un trombinoscope d’un nouveau genre apparait, il affiche le « statut » (célibataire, en couple…) rattaché à la fiche de chaque personne : The Facebook est né.

L’art de surmonter les obstacles

Des assauts, Mark Zuckerberg en a subis. Commissions d’enquêtes parlementaires, scandales à répétition, accusations les plus déstabilisantes, rien ne l’ébranle.
Il réagit même d’une façon inattendue et positive. Sur les pages de recherche de Google, tout article à charge est aussitôt suivi d’un article qui met en scène une de ses nouvelles idées. Il surmonte toutes les critiques par une innovation positive.
Au fond, il a une conscience très établie de sa supériorité. « Quoi qu’il décide de faire, il le fera mieux que quiconque sur la planète », dit l’un de ses proches.

Une vie personnelle rassurante

Physiquement, l’homme est terriblement banal. Tee-shirt, jeans, baskets. Un uniforme de millenial sans aspérité voire presque sans ambition.
Dans l’intimité ? C’est un mari fidèle et un père attentif. Un bon père de famille discret et on-ne-peut-plus normal. Un quidam sans vagues et sans reproches.
Un profil assez rassurant en somme, qui dénote avec le personnage global.

Un communicant en demi-teinte

Restent à aborder ses talents de communicant. Il a gardé une sorte de timidité adolescente. Celle du geek qui maîtrise parfaitement la technicité de son sujet et regarde le monde à travers des algorithmes. Ses prestations sur scène devant ses équipes sont peu animées, presque mornes, banales. Des dizaines d’entrepreneurs plus classiques sont très supérieurs à Zuck dans cet exercice.
Un point d’attention au vu du reste de l’analyse de son profil.

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Alors… Que décidez-vous ? Répondez-nous en cliquant sur ce lien. Les résultats de ce sondage de numérique-fiction vous seront présentés dans notre prochaine newsletter.

 

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